07 février 2010

LA MEMOIRE ET LA MER


Savoir, penser, rêver. Tout est là.

(Victor HUGO - Océan prose)



Comme tout ce qui compte dans la vie, un beau voyage est une oeuvre d'art.

(André SUARES - Le Voyage de Condottière)



La mer est sans routes, la mer est sans explications.

(Alessandro BARICCO - Océan Mer)



Le temps et la marée n'attendent personne.

(Proverbe anglais)



Pourquoi voyagez-vous?

Pour trouver ceux qui savent encore vivre en paix.

(Ella MAILLART)



Des nuages noirs formaient des ombres contre les plis de la falaise.

A flanc de colline, le phare surplombait les eaux en désordre, froides et lourdes.

(Philippe BESSON - Un instant d'abandon - 2005)


L'eau parle sans cesse et jamais ne se répète.

(Octavio PAZ )



J'ai rêvé la nuit verte aux neiges éblouies,

baiser montant aux yeux des mers avec lenteurs,

la circulation des sèves inouïes,

et l'éveil jaune et bleu des phosphores chanteurs!

(Arthur RIMBAUD - Le bateau ivre)



L'eau seule est éternelle.

(Yun SON-DO)



La houle se cabra sous le navire et se renversa,

rejetant l'épave dans sa crinière d'écume.

(Victor HUGO - L'homme [Kiri] qui rit)



Vivre, c'est se réveiller la nuit dans l'impatience du jour à venir,

c'est s'émerveiller de ce que le miracle quotidien

se reproduise pour nous une fois encore,

c'est avoir des insomnies de joie.

(Paul-Emile VICTOR)



L'amour est un petit bateau qui s'en va, tout joyeux,

sur l'onde, voguant vers des pays nouveaux,

au hasard de sa course vagabonde.

(Charles TRENET - Bateau d'amour)



La vie, c'est une barque dans l'herbe du matin.

(François BOTT - Traité de la désillusion)



Les passions sont les vents qui enflent les voiles du navire.

Elles le submergent quelquefois, mais sans elles,

il ne pourrait voguer.

(VOLTAIRE)



La marée, je l'ai dans le cœur Qui me remonte comme un signe
Je meurs de ma petite sœur, De mon enfance et de mon cygne
Un bateau, ça dépend comment On l'arrime au port de justesse
Il pleure de mon firmament Des années-lumières et j'en laisse
Je suis le fantôme jersey Celui qui vient les soirs de frime
Te lancer la brume en baiser Et te ramasser dans ses rimes
Comme le trémail de juillet Où luisait le loup solitaire
Celui que je voyais briller Aux doigts de sable de la terre

Rappelle-toi ce chien de mer Que nous libérions sur parole
Et qui gueule dans le désert Des goémons de nécropole
Je suis sûr que la vie est là Avec ses poumons de flanelle
Quand il pleure de ces temps-là Le froid tout gris qui nous appelle
Je me souviens des soirs là-bas Et des sprints gagnés sur l'écume
Cette bave des chevaux ras Au raz des rocs qui se consument
Ô l'ange des plaisirs perdus Ô rumeurs d'une autre habitude
Mes désirs dès lors ne sont plus Qu'un chagrin de ma solitude

Et le diable des soirs conquis Avec ses pâleurs de rescousse
Et le squale des paradis Dans le milieu mouillé de mousse
Reviens fille verte des fjords Reviens violon des violonades
Dans le port fanfarent les cors Pour le retour des camarades
Ô parfum rare des salants Dans le poivre feu des gerçures
Quand j'allais, géométrisant, Mon âme au creux de ta blessure
Dans le désordre de ton cul Poissé dans des draps d'aube fine
Je voyais un vitrail de plus, Et toi fille verte, mon spleen

Les coquillages figurant Sous les sunlights cassés liquides
Jouent de la castagnette tant Qu'on dirait l'Espagne livide
Dieux de granits, ayez pitié De leur vocation de parure
Quand le couteau vient s'immiscer Dans leur castagnette figure
Et je voyais ce compressant Quand on pressent l'entrevoyure
Entre les persiennes du sang Et que les globules figurent
Une mathématique bleue, Sur cette mer jamais étale
D'où remonte peu à peu Cette mémoire des étoiles

Cette rumeur qui vient de là Sous l'arc peint où je m'aveugle
Ces mains qui me font du fla-fla Ces mains ruminantes qui meuglent
Cette rumeur me suit longtemps Comme un mendiant sous l'anathème
Comme l'ombre qui perd son temps À dessiner mon théorème
Et sous mon maquillage roux S'en vient battre comme une porte
Cette rumeur qui va debout Dans la rue, aux musiques mortes
C'est fini, la mer, c'est fini Sur la plage, le sable bêle
Comme des moutons d'infini Quand la mer bergère m'appelle...


http://www.youtube.com/watch?v=_-l-mSS5HzQ


De belles îles, des pays entourés de mers, d'océans

pour venir saluer ce lundi matin à 09h39

le blog des artistes, des poètes

et des voyageurs...


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Bonnes mers à tous, beaux bleus à l'horizon....


ThierryKarine

Posté par chiloedream11 à 10:38 - Commentaires [0] - Permalien [#]

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